69. BAKMA : ce film ne cherche pas à nous plaire, et c’est tant mieux!
Hier soir, j’ai assisté à l’avant-première de BAKMA de Abdelhamid Bouchnak. Une nuit très agitée et un sommeil discontinu plus tard, je n’ai toujours pas retrouvé mon calme. Ce n’est pas une façon de parler : ce film m’a perturbée en profondeur, et je crois que c’était voulu par le réalisateur. Un film qui pose sa caméra là où ça fait mal! Quand les lumières se sont rallumées, on arrivait à peine à applaudir tellement on étaient toutes et tous encore sous le choc des images perturbantes. Les gens se regardaient à peine, comme si chacun-e avait besoin d’un moment pour reprendre pied. Certaines images sont d’une brutalité psychologique rare. Je ne parle pas de violence gratuite, mais de ce malaise qui s’installe sous la peau et qui reste, même quand l’écran s’éteint. Et pourtant, c’est justement ce qui rend le film si fort. Il ne détourne pas le regard, et il nous oblige à ne pas le détourner non plus. Les blessures de l’enfance, l’engrenage de la violence Le film dissèque avec...